Retraite du salarié cadre : comprendre ses droits et optimiser sa pension

Retraite du salarié cadre : comprendre ses droits et optimiser sa pension

Retraite du salarié cadre : comprendre ses droits et optimiser sa pension

Ce que beaucoup de cadres ignorent sur leur future retraite et qui peut leur coûter très cher

La retraite est souvent le grand angle mort des cadres du secteur privé. Absorbés par leur carrière, leurs projets professionnels et leur vie de famille, beaucoup d’entre eux n’ont jamais pris le temps de comprendre comment leur pension sera calculée, ce qu’ils peuvent faire pour l’optimiser, et surtout quel sera réellement leur niveau de vie une fois qu’ils auront cessé leur activité. La découverte, souvent tardive, d’un taux de remplacement bien inférieur à leurs attentes est l’une des situations les plus fréquentes que nous rencontrons lors de premiers rendez-vous avec des cadres approchant la cinquantaine.

En juillet 2026, un cadre du secteur privé peut espérer un taux de remplacement d’environ 50 % de son dernier salaire, ce qui signifie concrètement que la moitié de ses revenus disparaît au moment du départ à la retraite. Cet article vous explique exactement comment est calculée la retraite d’un salarié cadre, ce que vous pouvez faire pour améliorer votre pension, et quels outils activer, notamment le PER et l’assurance vie, pour compenser cette baisse de revenus inévitable.

Comment est calculée la retraite d’un salarié cadre ?

La retraite de base le régime général de la Sécurité Sociale

La retraite d’un salarié cadre se compose de deux étages distincts qui s’ajoutent l’un à l’autre. Le premier est la retraite de base, gérée par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse la CNAV. Elle est calculée selon une formule qui tient compte de trois éléments le salaire annuel moyen de vos vingt-cinq meilleures années de carrière, le taux applicable qui dépend de votre nombre de trimestres validés, et la durée d’assurance.

Le taux plein qui vous permet de percevoir votre retraite de base sans décote est de 50 %. Pour l’obtenir, vous devez soit avoir cotisé le nombre de trimestres requis selon votre année de naissance entre 166 et 172 trimestres selon les générations soit avoir atteint l’âge du taux automatique, fixé à 67 ans quelle que soit votre durée de cotisation. La retraite de base est plafonnée au Plafond Annuel de la Sécurité Sociale ce qui signifie que les revenus au-delà de ce plafond ne génèrent pas de droits supplémentaires au régime général.

La retraite complémentaire AGIRC-ARRCO

Le deuxième étage est la retraite complémentaire, gérée par l’AGIRC-ARRCO depuis la fusion des deux régimes en 2019. C’est ici que se jouent les droits spécifiques aux cadres car contrairement au régime général plafonné, l’AGIRC-ARRCO prend en compte l’ensemble de votre rémunération, y compris la fraction qui dépasse le plafond de la Sécurité Sociale.

Le système fonctionne par points. Tout au long de votre carrière, vous accumulez des points AGIRC-ARRCO calculés sur la base de vos cotisations. À la retraite, le nombre de points que vous avez accumulés est multiplié par la valeur du point au moment de votre départ pour déterminer votre pension complémentaire annuelle. Cette valeur du point évolue chaque année selon les décisions des partenaires sociaux ce qui introduit une part d’incertitude dans la projection de votre future pension.

Le taux plein et la décote

La notion de taux plein s’applique aux deux étages de votre retraite. Si vous partez avant d’avoir atteint le nombre de trimestres requis ou l’âge du taux automatique, une décote s’applique sur votre pension de base elle est de 1,25 % par trimestre manquant, dans la limite de 25 %. Pour la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, un système de bonus-malus s’applique partir un an après l’âge du taux plein vous donne droit à un bonus de 10 % sur votre pension complémentaire pendant un an, tandis que partir avant entraîne une minoration temporaire.

donation de son vivant

Le taux de remplacement réel pour un cadre

Simulation : cadre gagnant 80 000 € par an

Prenons un exemple concret pour illustrer la réalité du taux de remplacement d’un cadre supérieur. Un cadre qui gagne 80 000 € bruts par an soit environ 5 000 € nets par mois peut anticiper une retraite totale de base et complémentaire d’environ 2 500 à 2 800 € nets par mois, selon sa durée de carrière et l’évolution de la valeur du point AGIRC-ARRCO. Son taux de remplacement est donc d’environ 50 à 56 % soit une perte de revenus de 2 200 à 2 500 € par mois.

Cette perte est d’autant plus douloureuse que les charges fixes ne diminuent pas dans les mêmes proportions. Le loyer ou les charges de copropriété restent identiques, les dépenses de santé augmentent avec l’âge, et les projets de retraite voyages, loisirs, aide aux enfants et petits-enfants génèrent des dépenses nouvelles. C’est cette réalité arithmétique qui explique pourquoi la préparation de la retraite est un sujet si important pour les cadres du secteur privé.

L’impact du niveau de salaire sur la pension

Plus le salaire d’un cadre est élevé, plus l’écart entre son niveau de vie en activité et sa pension de retraite est important. La raison est simple la retraite de base est plafonnée au PASS, ce qui signifie que la fraction du salaire qui dépasse ce plafond ne génère des droits qu’au niveau de la complémentaire AGIRC-ARRCO. Pour un cadre dont le salaire est deux ou trois fois supérieur au plafond, la proportion de revenus protégés par les régimes obligatoires est mécaniquement plus faible et l’effort d’épargne complémentaire à fournir est proportionnellement plus important.

donation de son vivant

Comment compenser la baisse de revenus à la retraite ?

Les produits d’épargne à activer dès 40 ans

 

La réponse à la question de la compensation passe par une stratégie d’épargne bien construite, activée le plus tôt possible. Le Plan Épargne Retraite est le premier outil à considérer pour un cadre fortement imposé la déduction fiscale à l’entrée est d’autant plus avantageuse que la tranche marginale est élevée. Un cadre dont la TMI est à 41 % qui verse 10 000 € par an sur son PER économise 4 100 € d’impôt soit un rendement immédiat avant même que les marchés n’aient produit le moindre intérêt.

L’importance du bilan patrimonial avant 50 ans

Cinquante ans est un âge charnière pour la préparation de la retraite des cadres. C’est à cet âge que les revenus sont souvent à leur pic, que la tranche marginale d’imposition est la plus élevée, et que l’horizon de retraite généralement quinze à vingt ans est encore suffisamment long pour laisser travailler efficacement les intérêts composés. C’est aussi l’âge où l’on commence à percevoir concrètement l’approche de la retraite et où la motivation à agir est la plus forte.

Réaliser un bilan patrimonial complet avant 50 ans permet de faire le point sur les droits déjà acquis, de projeter la future pension avec précision, d’évaluer l’écart à combler, et de mettre en place une stratégie d’épargne adaptée pendant les années les plus productives de la carrière. C’est un investissement en temps qui se rentabilise très largement sur la durée.

donation de son vivant

Les points de vigilance spécifiques aux cadres

Les périodes de chômage et leurs impacts

Les périodes de chômage indemnisé sont prises en compte dans le calcul de la retraite chaque période d’indemnisation génère des trimestres validés et des points AGIRC-ARRCO. En revanche, une période de chômage non indemnisé après épuisement des droits ou refus d’indemnisation ne génère aucun droit à la retraite. Pour un cadre qui traverse une période de transition professionnelle prolongée, l’impact sur sa future pension peut être significatif, notamment si cette période survient en fin de carrière quand les salaires sont les plus élevés.

La retraite progressive pour les cadres

 

La retraite progressive est un dispositif souvent méconnu qui permet de réduire progressivement son activité professionnelle tout en commençant à percevoir une fraction de sa pension de retraite. Elle est accessible dès 60 ans, sous condition d’avoir validé un certain nombre de trimestres, et permet de passer à temps partiel entre 40 et 80 % d’un temps plein tout en touchant la partie correspondante de sa pension. Pour un cadre fatigué par des années d’activité intense et souhaitant aménager une transition en douceur vers la retraite, c’est une option qui mérite d’être sérieusement étudiée.

Faites estimer votre future pension avec DPA Patrimoine

Comprendre exactement ce que sera votre retraite n’est pas un exercice simple les règles de calcul sont complexes, les données de carrière sont nombreuses, et les projections dépendent de paramètres qui évoluent dans le temps. Chez DPA Patrimoine, nous réalisons pour nos clients cadres un bilan retraite complet qui comprend l’estimation précise de leur future pension de base et complémentaire, la projection de leurs besoins à la retraite, l’évaluation de l’écart à combler, et les recommandations sur les dispositifs d’épargne les mieux adaptés à leur profil.

Vous souhaitez savoir précisément ce que sera votre retraite et comment l’optimiser ? DPA Patrimoine vous propose un premier entretien gratuit et sans engagement pour construire votre stratégie retraite sur mesure.

Foire aux questions 

Quelle est la différence entre la retraite de base et la retraite complémentaire pour un cadre ?

La retraite de base est gérée par le régime général de la Sécurité Sociale la CNAV. Elle est calculée sur la base de vos vingt-cinq meilleures années de salaire, plafonnées au PASS. La retraite complémentaire est gérée par l’AGIRC-ARRCO — elle prend en compte l’ensemble de votre rémunération, y compris la fraction qui dépasse le plafond de la Sécurité Sociale, et fonctionne par un système de points accumulés tout au long de votre carrière. Pour un cadre dont le salaire dépasse le PASS, la retraite complémentaire représente souvent la part la plus importante de la pension totale.

Comment sont pris en compte les périodes à l'étranger dans le calcul de ma retraite ?

Les périodes travaillées à l’étranger dans un pays avec lequel la France a signé une convention bilatérale de Sécurité Sociale sont prises en compte dans le calcul de votre retraite elles génèrent des droits dans le pays concerné, et ces droits sont coordonnés avec vos droits français au moment de la liquidation. En revanche, les périodes travaillées dans des pays sans convention avec la France ne génèrent pas de droits exportables vers la France elles restent dans le régime local du pays concerné. Si vous avez travaillé à l’étranger, un bilan spécifique de vos droits internationaux est indispensable.

Puis-je partir en retraite avant l'âge légal si j'ai cotisé suffisamment ?

Oui c’est ce qu’on appelle la retraite anticipée pour carrière longue. Si vous avez commencé à travailler tôt et validé un nombre de trimestres suffisant avant un certain âge, vous pouvez partir en retraite avant l’âge légal de droit commun. Les conditions exactes dépendent de votre année de naissance et de l’âge auquel vous avez commencé à cotiser. Depuis la réforme des retraites de 2023, les règles ont évolué il est important de vérifier votre situation précise auprès de la CNAV ou avec l’aide d’un conseiller.

Qu'est-ce que le bonus-malus AGIRC-ARRCO et comment fonctionne-t-il ?

Le système de bonus-malus AGIRC-ARRCO est un mécanisme qui incite les salariés à prolonger leur activité au-delà de l’âge du taux plein. Si vous partez à la retraite l’année où vous atteignez le taux plein, votre pension complémentaire est calculée normalement. Si vous partez un an plus tard, vous bénéficiez d’un bonus de 10 % sur votre pension complémentaire pendant un an. Si vous partez avant d’avoir atteint le taux plein, une minoration temporaire s’applique sur votre pension complémentaire pendant trois ans. Ce système peut représenter plusieurs milliers d’euros de différence sur les premières années de retraite.

Nous contacter 

Vous souhaitez faire le point sur votre assurance-vie et votre stratégie de transmission ? DPA Patrimoine vous propose un premier entretien gratuit et sans engagement.

→ Prendre rendez-vous

PER ou assurance vie : lequel choisir pour préparer sa retraite ?

PER ou assurance vie : lequel choisir pour préparer sa retraite ?

PER ou assurance vie : lequel choisir pour préparer sa retraite ?

Une question mal posée et pourquoi la vraie réponse change tout

Hériter d’un bien immobilier avec ses frères et sœurs peut sembler une bonne nouvelle. Dans les faits, c’est souvent le début d’une situation inconfortable qui dure des années, parfois des décennies.

L’indivision successorale est l’une des causes les plus fréquentes de conflits familiaux, de blocages juridiques et de pertes financières dans les successions françaises.

Non pas parce que les familles sont mal intentionnées, mais parce que la loi impose des règles très contraignantes qui peuvent paralyser la gestion d’un bien dès lors que les héritiers n’ont pas exactement les mêmes intérêts, les mêmes besoins financiers ou les mêmes projets de vie.

En juillet 2026, l’indivision reste le régime par défaut de toute succession immobilière non anticipée. Si vous vous trouvez dans cette situation, ou si vous souhaitez l’anticiper pour vos propres héritiers, cet article vous explique ce qu’est concrètement l’indivision, pourquoi elle pose problème, et quelles solutions existent pour en sortir ou l’éviter, notamment via la SCI familiale ou le démembrement de propriété.

Qu’est-ce que l’indivision successorale ?

Définition et fonctionnement concret

 

C’est l’une des questions les plus fréquentes que nous posent nos clients lors d’un premier rendez-vous. PER ou assurance vie lequel choisir ? La question semble simple. La réponse l’est moins, parce qu’elle repose sur une prémisse fausse : l’idée que les deux produits sont en concurrence et qu’il faut choisir l’un ou l’autre. En réalité, le PER et l’assurance vie répondent à des besoins différents, fonctionnent selon des logiques complémentaires, et les stratégies patrimoniales les plus efficaces combinent presque toujours les deux.

Cela dit, comprendre les différences entre ces deux produits est indispensable pour savoir lequel prioriser selon votre situation et c’est précisément l’objet de cet article.

PER et assurance vie : deux produits différents mais complémentaires

Le blocage de la vente par un seul indivisaire

C’est le scénario le plus fréquent et le plus douloureux. L’un des héritiers a besoin de liquidités pour rembourser un crédit, financer un projet, faire face à une difficulté financière et souhaite vendre. Les autres veulent garder le bien, par attachement sentimental, par intérêt locatif, ou simplement parce qu’ils n’ont pas besoin d’argent immédiatement. Résultat : personne ne peut imposer sa décision à l’autre. La vente est bloquée, parfois pendant des années, tandis que le bien continue de se dégrader, d’engendrer des charges, et d’alimenter les tensions entre les membres de la famille.

Les désaccords sur la gestion du bien

Même sans projet de vente, la gestion courante d’un bien en indivision est source de frictions permanentes. Faut-il rénover ? Si oui, pour quel montant, et qui finance ? Faut-il louer le bien, et à quel loyer ? L’un des héritiers peut-il y habiter, et si oui, paie-t-il un loyer aux autres ? Ces questions qui semblent anodines deviennent vite des sujets de discorde lorsque chaque décision requiert l’accord de tous.

L’accumulation des charges sans décision possible

Pendant que les héritiers ne parviennent pas à se mettre d’accord, le bien continue de générer des dépenses inévitables taxe foncière, charges de copropriété, assurance, entretien minimal. Ces charges sont dues par tous les indivisaires au prorata de leurs parts, qu’ils le veuillent ou non, qu’ils utilisent le bien ou non. Un héritier qui refuse de payer sa part peut être contraint par voie judiciaire, mais la procédure est longue, coûteuse et destructrice pour les relations familiales.

Les conflits qui s’enveniment dans le temps

Ce qui commence comme un désaccord pratique peut rapidement devenir un conflit personnel profond. L’indivision force des personnes ayant des histoires familiales parfois compliquées à prendre des décisions ensemble, sur un sujet à fort contenu émotionnel la maison d’enfance, le bien construit par les parents, le lieu de mémoire familiale. Les négociations se prolongent, les avocats entrent en scène, et les fratries se déchirent sur des sujets qui dépassent de loin la valeur marchande du bien.

Les solutions pour sortir de l’indivision

La vente amiable : la solution la plus simple quand elle est possible

Lorsque tous les indivisaires parviennent à un accord, la vente amiable est la solution la plus rapide et la moins coûteuse. Le bien est vendu au prix du marché, et le produit de la vente est réparti entre les héritiers au prorata de leurs parts. Cette solution nécessite cependant que tous soient d’accord sur le principe de la vente, sur le prix et sur les modalités ce qui, comme nous l’avons vu, n’est pas toujours le cas

Le rachat de soulte : reprendre le bien seul

Lorsqu’un héritier souhaite conserver le bien et que les autres veulent vendre, le rachat de soulte permet à cet héritier de racheter les parts des autres. Il devient ainsi seul propriétaire du bien, et verse aux autres la valeur de leurs parts en numéraire. Cette solution est souvent la plus équilibrée elle permet à celui qui tient au bien de le garder, et à ceux qui ont besoin de liquidités d’en obtenir. La difficulté est souvent le financement : l’héritier racheteur doit emprunter pour payer les autres, ce qui n’est pas toujours possible selon sa situation financière.

La création d’une SCI pour structurer la gestion

Transformer l’indivision en Société Civile Immobilière est une solution très efficace pour les familles qui souhaitent conserver le bien en commun sans subir les contraintes de l’indivision. En apportant le bien à une SCI, les héritiers deviennent associés de la société plutôt que copropriétaires du bien. La gestion est alors régie par les statuts de la SCI qui peuvent prévoir des règles de vote à la majorité plutôt qu’à l’unanimité, désigner un gérant avec des pouvoirs définis, et organiser les conditions dans lesquelles un associé peut céder ses parts. C’est une transformation qui nécessite l’accord de tous, mais qui une fois mise en place facilite considérablement la gestion et la transmission ultérieure du bien.

La licitation judiciaire en dernier recours

Lorsque les héritiers ne parviennent à aucun accord, n’importe lequel d’entre eux peut saisir le tribunal pour demander la licitation c’est-à-dire la vente forcée du bien aux enchères. C’est une procédure longue, coûteuse en frais d’avocat et de justice, et qui aboutit presque toujours à une vente à un prix inférieur à la valeur de marché. C’est la solution à éviter à tout prix, mais qui reste malheureusement fréquente dans les successions conflictuelles non anticipées.

Comment anticiper l’indivision avant la succession ?

Les outils disponibles pour éviter la situation à vos propres héritiers

La meilleure solution à l’indivision, c’est de ne jamais y entrer. Si vous êtes propriétaire d’un bien immobilier et que vous avez plusieurs enfants, vous pouvez mettre en place de votre vivant des dispositifs qui éviteront à vos héritiers de se retrouver dans cette situation.

La SCI familiale créée de votre vivant est l’outil le plus efficace. En apportant votre bien à une SCI et en transmettant progressivement des parts à vos enfants, vous organisez dès maintenant la gouvernance du patrimoine immobilier avec des statuts qui prévoient les règles de gestion, les modalités de cession des parts, et les conditions de dissolution. À votre décès, vos enfants héritent de parts de société plutôt que d’une quote-part de bien immobilier, ce qui est beaucoup plus facile à gérer et à transmettre.

La donation-partage est une autre approche très efficace. Elle vous permet d’attribuer de votre vivant des biens précis à chaque enfant plutôt que de laisser tous les biens en masse commune. En attribuant votre résidence secondaire à l’un et votre appartement locatif à l’autre, par exemple, vous évitez l’indivision post-successorale et vous figez la valeur des biens au jour de la donation, ce qui prévient les contestations ultérieures sur la répartition.

Le testament vous permet également d’exprimer vos volontés et d’organiser le partage de vos biens entre vos héritiers, dans le respect de la réserve héréditaire. Un testament bien rédigé peut prévoir des attributions préférentielles c’est-à-dire désigner quel enfant pourra racheter tel bien en priorité au moment de la succession ce qui fluidifie considérablement le règlement successoral.

DPA Patrimoine vous aide à structurer votre patrimoine en amont

L’indivision successorale est presque toujours le résultat d’une absence d’anticipation. Les outils pour l’éviter existent, ils sont accessibles, et leur mise en place est largement compensée par les conflits, les coûts juridiques et les pertes financières qu’ils permettent d’éviter. Chez DPA Patrimoine, nous accompagnons nos clients dans l’organisation anticipée de leur patrimoine immobilier — SCI familiale, donation-partage, démembrement — en coordination avec leur notaire. Si vous souhaitez éviter à vos enfants les difficultés de l’indivision, nous sommes à votre disposition pour un premier entretien sans engagement.

Foire aux questions 

Qu'est-ce que l'indivision exactement et comment se retrouve-t-on dans cette situation ?

L’indivision est la situation dans laquelle plusieurs personnes détiennent ensemble des droits sur un même bien, sans division physique. On y entre automatiquement lorsqu’un parent décède et laisse un bien immobilier à plusieurs enfants chacun devient propriétaire d’une quote-part abstraite du bien, sans qu’aucun ne soit propriétaire d’une partie précise. C’est une situation subie, non choisie, qui s’impose de plein droit dès lors qu’aucune organisation préalable n’a été mise en place.

Peut-on forcer la vente d'un bien en indivision si les autres héritiers refusent ?

Pas directement et pas immédiatement. En principe, toute décision importante concernant un bien en indivision requiert l’accord de tous les indivisaires. Si un accord amiable est impossible, il est possible de saisir le tribunal pour demander la licitation c’est-à-dire la vente forcée du bien aux enchères judiciaires. Cette procédure est longue, coûteuse, et aboutit presque toujours à une vente à un prix inférieur à la valeur de marché. C’est la solution de dernier recours, que toutes les parties ont intérêt à éviter.

Un héritier peut-il habiter seul le bien en indivision ?

Oui, mais pas gratuitement. Si un indivisaire occupe le bien à titre exclusif, les autres héritiers peuvent lui réclamer une indemnité d’occupation calculée sur la valeur locative du bien, au prorata de leurs parts. En pratique, cette indemnité est rarement réclamée dans les premières années, surtout lorsque l’occupant est un proche. Mais elle peut devenir un sujet de contentieux si les relations se dégradent. Pour éviter tout malentendu, il est préférable de formaliser les conditions d’occupation dès le départ.

Qu'est-ce qu'un rachat de soulte et comment ça fonctionne ?

Le rachat de soulte est la solution qui permet à l’un des héritiers de devenir seul propriétaire du bien en rachetant les parts des autres. Concrètement, le bien est évalué par un notaire ou un expert immobilier et l’héritier qui souhaite conserver le bien verse aux autres la valeur de leurs parts en numéraire. Cette opération nécessite généralement un financement bancaire, car les sommes en jeu peuvent être importantes. Elle est soumise aux droits de partage actuellement au taux de 2,5 % sur la valeur du bien — ce qui représente un coût à anticiper.

Nous contacter

Votre patrimoine immobilier sera un jour transmis à vos héritiers la question est de savoir dans quelles conditions. Si vous souhaitez anticiper l’indivision et organiser sereinement la transmission de vos biens, DPA Patrimoine vous propose un premier entretien gratuit et sans engagement.

→ Prendre rendez-vous

Le PER : fonctionnement, avantages et fiscalité en 2026

Le PER : fonctionnement, avantages et fiscalité en 2026

Le Plan Épargne Retraite (PER) : fonctionnement, avantages et fiscalité en 2026

Le produit d’épargne retraite qui a tout simplifié et que beaucoup utilisent encore mal

Depuis sa création par la loi PACTE en 2019, le Plan Épargne Retraite s’est imposé comme le produit de référence pour préparer sa retraite en France. En quelques années, il a remplacé une dizaine de dispositifs disparates, PERP, Madelin, article 83, PERCO, et attiré des dizaines de milliards d’euros d’épargne.

Pourtant, malgré sa popularité croissante, beaucoup de ceux qui en détiennent un ne comprennent pas vraiment comment il fonctionne, ne savent pas s’ils optimisent leur déduction fiscale, et n’ont jamais réfléchi à la façon dont ils vont en sortir à la retraite.

En juillet 2026, le PER permet de déduire jusqu’à 35 194 € de versements de son revenu imposable pour un salarié, et jusqu’à 85 781 € pour un travailleur non salarié. Cet article est fait pour corriger ça.

Nous allons vous expliquer exactement comment fonctionne le PER, pourquoi il est si avantageux fiscalement, quelles sont ses limites, et comment l’utiliser intelligemment dans le cadre d’une stratégie patrimoniale globale

Qu’est-ce que le Plan Épargne Retraite ?

La loi PACTE 2019 et la création du PER

Avant 2019, l’épargne retraite en France était un maquis de produits incompréhensibles. Le PERP pour les salariés, le Madelin pour les travailleurs non-salariés, l’article 83 pour les salariés dont l’entreprise avait mis en place un régime collectif, le PERCO pour l’épargne salariale retraite chacun avec ses propres règles, ses propres plafonds, ses propres conditions de sortie. Un dirigeant qui changeait de statut se retrouvait avec plusieurs contrats épars, impossibles à transférer d’un dispositif à l’autre.

La loi PACTE a tout unifié sous une seule enveloppe : le PER. Il existe désormais en trois formes le PER individuel, ouvert librement par toute personne physique auprès d’un assureur ou d’une banque ; le PER collectif, mis en place par l’entreprise au bénéfice de ses salariés avec un éventuel abondement employeur ; et le PER obligatoire, également proposé par l’entreprise mais avec des versements contraints pour certaines catégories de salariés. Ces trois compartiments peuvent coexister au sein d’un même contrat, et les droits acquis sur les anciens produits ont pu être transférés sur le nouveau PER.

Qui peut ouvrir un PER ?

Toute personne physique résidente fiscale française peut ouvrir un PER individuel, sans condition d’âge, de statut ou de niveau de revenus. Salariés, travailleurs non-salariés, dirigeants, fonctionnaires, demandeurs d’emploi, retraités tout le monde peut souscrire. Il n’existe pas non plus de plafond de versement vous pouvez verser autant que vous le souhaitez, même si l’avantage fiscal est lui plafonné.

Comment fonctionne la déduction fiscale du PER ?

Le mécanisme central qui change tout

 

C’est le cœur de l’attrait du PER, et ce qui le distingue fondamentalement de l’assurance vie. Les versements volontaires que vous effectuez sur votre PER sont déductibles de votre revenu imposable c’est-à-dire qu’ils viennent directement réduire la base sur laquelle votre impôt sur le revenu est calculé. Concrètement, si vous versez 5 000 € sur votre PER dans l’année, votre revenu imposable diminue de 5 000 €. L’économie d’impôt réalisée est donc directement proportionnelle à votre tranche marginale d’imposition.

Pour un contribuable à la tranche marginale de 30 %, un versement de 5 000 € génère une économie d’impôt de 1 500 €. Son effort d’épargne réel n’est donc que de 3 500 €. Pour un contribuable à la tranche de 41 %, la même somme génère 2 050 € d’économie soit un effort réel de seulement 2 950 €. C’est l’État qui cofinance une partie de votre épargne retraite. Plus votre tranche marginale est élevée, plus cet avantage est significatif ce qui fait du PER un outil particulièrement puissant pour les cadres supérieurs, les dirigeants et les professions libérales.

Le plafond annuel de déduction

La déduction fiscale n’est pas illimitée elle est encadrée par un plafond annuel. Pour un salarié, ce plafond correspond à 10 % de la rémunération nette imposable de l’année précédente, dans la limite de huit fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale. Pour un travailleur non-salarié, le plafond est nettement plus généreux il intègre également une fraction du bénéfice imposable, ce qui permet des déductions potentiellement bien supérieures à celles d’un salarié au même niveau de revenus.

Une mécanique particulièrement intéressante permet de rattraper les plafonds non utilisés des trois années précédentes. Si vous n’avez pas versé sur votre PER pendant plusieurs années, vous pouvez effectuer un versement important en une seule fois pour rattraper ces années sans alimentation et déduire une somme bien supérieure au plafond de l’année en cours. Cette possibilité est particulièrement utile lors d’une année de revenus exceptionnels cession d’entreprise, prime importante, héritage — où l’optimisation fiscale est un enjeu majeur.

Exemple concret : combien économise-t-on sur ses impôts ?

Prenons deux profils types pour illustrer concrètement l’avantage fiscal. Un cadre supérieur avec une rémunération nette de 80 000 € par an, imposé à 41 %, verse 8 000 € sur son PER. Son économie d’impôt est de 3 280 €. Son effort d’épargne réel n’est que de 4 720 €. Pour un travailleur non-salarié avec un bénéfice de 120 000 €, le plafond de déduction peut atteindre 32 000 € ou plus. S’il verse 20 000 € sur son PER Madelin avec une TMI à 41 %, son économie fiscale est de 8 200 €. Ces chiffres illustrent pourquoi le PER est souvent décrit comme « le seul placement où l’État vous donne de l’argent immédiatement ».

Les supports d’investissement disponibles dans un PER

Le fonds en euros : sécurité mais rendement limité

Le fonds en euros est le support garanti du PER. Votre capital y est protégé vous ne pouvez pas perdre les sommes investies mais en contrepartie, le rendement est modeste, généralement entre 2 et 3 % par an selon les contrats. C’est un support adapté à l’approche de la retraite, lorsque la préservation du capital devient prioritaire sur la recherche de performance.

Les unités de compte : potentiel de performance sur le long terme

Les unités de compte sont des supports investis sur les marchés financiers, immobiliers ou alternatifs actions, obligations, SCPI, fonds diversifiés. Leur valeur fluctue et votre capital n’est pas garanti, mais leur potentiel de rendement sur le long terme est nettement supérieur à celui du fonds en euros. Pour un épargnant qui a vingt ou trente ans devant lui avant la retraite, les unités de compte sont presque toujours la meilleure option pour maximiser le capital accumulé.

La gestion pilotée horizon retraite

La gestion pilotée est une option proposée par la quasi-totalité des PER. Elle ajuste automatiquement la répartition entre fonds en euros et unités de compte en fonction de votre horizon de retraite dynamique lorsque vous êtes jeune pour maximiser la performance, progressivement sécurisée à mesure que vous approchez de l’échéance. C’est la solution idéale pour ceux qui ne souhaitent pas gérer activement leur allocation et préfèrent déléguer cette décision à des professionnels.

Comment débloquer son PER ?

La sortie à la retraite : capital, rente ou combinaison des deux

À l’âge de la retraite, vous avez le choix entre trois options pour récupérer votre épargne. La sortie en capital vous permet de récupérer tout ou partie de votre épargne en une ou plusieurs fois, avec une totale liberté d’utilisation. La sortie en rente viagère vous garantit un revenu régulier à vie, ce qui est rassurant si vous craignez de survivre à votre capital. La combinaison des deux une partie en capital, une partie en rente est souvent la solution la plus équilibrée pour concilier liberté et sécurité.

La fiscalité à la sortie dépend de la nature des versements. Les sommes issues de versements volontaires ayant bénéficié de la déduction fiscale à l’entrée sont imposées à l’impôt sur le revenu lors du déblocage — mais dans un contexte où vos revenus sont généralement plus faibles qu’en activité, ce qui limite l’impact réel de cette imposition. Les gains générés par le contrat sont soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 % et à la flat tax de 12,8 %.

Les cas de déblocage anticipé autorisés par la loi

Le PER est conçu pour être bloqué jusqu’à la retraite, mais la loi prévoit six cas de déblocage anticipé. L’achat de la résidence principale est le plus connu et le plus utilisé — il permet de récupérer tout ou partie de son épargne avant l’échéance pour financer l’acquisition de son logement principal. Les cinq autres cas sont l’invalidité du titulaire, de son conjoint ou de ses enfants, le décès du conjoint ou du partenaire de PACS, le surendettement constaté par la commission compétente, l’expiration des droits à l’assurance chômage, et la cessation d’activité non salariée suite à une liquidation judiciaire. Dans chacun de ces cas, la fiscalité applicable mérite d’être analysée avec soin avant de prendre une décision.

PER ou assurance vie : comment choisir ?

Deux produits complémentaires, pas concurrents

C’est la question que posent le plus souvent nos clients, et la réponse est presque toujours la même : les deux. Le PER et l’assurance vie ne s’opposent pas ils répondent à des besoins différents et se complètent naturellement dans une stratégie patrimoniale bien construite.

Le PER est plus efficace fiscalement à l’entrée. Si vous êtes fortement imposé, la déduction immédiate de vos versements représente un avantage considérable que l’assurance vie ne peut pas offrir. En revanche, l’assurance vie conserve deux avantages décisifs : la disponibilité de l’épargne à tout moment sans justification, et l’efficacité en matière de transmission les capitaux versés à vos bénéficiaires au décès échappent en grande partie aux droits de succession, ce que le PER ne permet pas dans les mêmes conditions.

La stratégie que nous recommandons le plus souvent consiste à alimenter le PER en priorité tant que la déduction fiscale est significative, et à alimenter l’assurance vie en parallèle pour conserver une épargne disponible et optimiser la transmission. Le bon équilibre entre les deux dépend de votre situation personnelle, de votre tranche d’imposition et de vos objectifs à long terme.

Comment ouvrir un PER adapté à votre situation ?

Les critères pour bien choisir son contrat

Tous les PER ne se valent pas. Les critères essentiels à examiner avant de souscrire sont les frais de gestion qui peuvent varier significativement d’un contrat à l’autre et impacter fortement le rendement sur le long terme la diversité des supports d’investissement disponibles, la qualité de la gestion pilotée proposée, et les conditions de sortie. Un PER avec des frais de gestion de 1,5 % par an produira sur vingt ans un capital significativement inférieur à un contrat avec des frais de 0,5 % pour un même niveau de versements et de performances brutes.

Chez DPA Patrimoine, nous sélectionnons les contrats PER les mieux adaptés à chaque profil parmi un panel de solutions indépendantes sans conflit d’intérêt avec un établissement bancaire particulier. Nous vous accompagnons ensuite dans la durée : révision annuelle de la stratégie de versements, arbitrages en fonction de l’évolution de votre situation, et préparation de la sortie plusieurs années à l’avance pour en optimiser la fiscalité.

Foire aux questions 

Quelle est la différence entre un PER individuel, un PER collectif et un PER obligatoire ?

Le PER individuel est ouvert librement par toute personne physique auprès d’un assureur ou d’une banque, sans lien avec un employeur. C’est le plus accessible et le plus courant. Le PER collectif est mis en place par l’entreprise au bénéfice de l’ensemble de ses salariés — il peut être alimenté par des versements volontaires, mais aussi par l’intéressement, la participation et l’abondement de l’employeur. Le PER obligatoire est également proposé par l’entreprise, mais les versements y sont contraints pour certaines catégories de salariés définies par accord d’entreprise. Ces trois compartiments peuvent coexister au sein d’un même contrat, et les droits acquis sur les anciens produits — PERP, Madelin, article 83 — ont pu être transférés vers le PER.

Le PER est-il intéressant si je suis peu imposé ?

Moins vous êtes imposé, moins l’avantage fiscal du PER à l’entrée est significatif. Si votre tranche marginale d’imposition est à 11 % ou moins, d’autres solutions comme l’assurance vie ou le PEE seront souvent plus adaptées — l’économie fiscale immédiate est trop faible pour justifier le blocage de l’épargne jusqu’à la retraite. En revanche, dès que vous atteignez la tranche à 30 %, le PER devient très attractif. Et pour les tranches à 41 % ou 45 %, il est presque toujours prioritaire dans une stratégie d’épargne retraite bien construite.

Peut-on verser sur son PER en une seule fois ou faut-il verser régulièrement ?

Les deux sont possibles. Il n’existe aucune contrainte de régularité ou de montant minimum sur un PER individuel. Vous pouvez verser régulièrement — chaque mois, chaque trimestre — ou effectuer des versements ponctuels selon vos disponibilités. En pratique, les versements réguliers permettent de lisser le risque en investissant progressivement sur les marchés — ce qu’on appelle l’investissement progressif. Les versements ponctuels sont particulièrement utiles en fin d’année, lorsque vous connaissez précisément votre revenu imposable et pouvez calculer le montant exact à verser pour optimiser votre déduction fiscale.

Que se passe-t-il si je décède avant d'avoir liquidé mon PER ?

En cas de décès avant la retraite, le PER entre dans la succession du titulaire — contrairement à l’assurance vie qui permet une transmission hors succession. Le capital accumulé est transmis aux héritiers légaux ou aux bénéficiaires désignés, selon les conditions définies dans le contrat. La fiscalité applicable dépend de l’âge du titulaire au moment du décès. Si le décès survient avant 70 ans, les sommes sont soumises au régime de l’assurance vie — avec l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans. Si le décès survient après 70 ans, les règles sont moins favorables. C’est un point important à connaître pour bien coordonner PER et assurance vie dans une stratégie de transmission.

Nous contacter

Vous souhaitez simuler votre économie d’impôt avec un PER et comprendre combien vous pourriez accumuler d’ici votre retraite ? DPA Patrimoine vous propose un premier entretien gratuit et sans engagement pour analyser votre situation et vous recommander le contrat le mieux adapté à votre profil.

→ Prendre rendez-vous

Guide complet : préparer sa retraite en 2026

Guide complet : préparer sa retraite en 2026

Guide complet : préparer sa retraite en 2026

Préparer sa retraite est l’une de ces décisions que l’on remet volontiers à plus tard. On se dit qu’on a le temps, que les choses s’arrangeront, que l’on verra ça dans quelques années. Et puis les années passent, et l’on réalise souvent trop tard que chaque année perdue a un coût réel, parfois très élevé.

En juillet 2026, avec un système de retraite par répartition sous tension et un taux de remplacement moyen qui ne dépasse pas 50 % pour un cadre du secteur privé, anticiper n’est plus une option : c’est une nécessité. Ce guide a été conçu pour vous donner une vue d’ensemble claire et honnête de ce qui vous attend à la retraite, des solutions disponibles pour y faire face, et des erreurs à éviter pour ne pas gâcher des années d’effort. Que vous ayez 35 ans ou 55 ans, il n’est jamais trop tôt ni jamais trop tard pour agir intelligemment.

Pourquoi préparer sa retraite dès maintenant ?

La réalité des chiffres que personne ne vous dit clairement

La question peut sembler rhétorique, mais elle mérite une réponse chiffrée. En France, le taux de remplacement moyen c’est-à-dire le rapport entre votre dernière pension et votre dernier salaire tourne autour de 50 % pour un cadre du secteur privé. Concrètement, si vous gagnez 5 000 € nets par mois aujourd’hui, vous pouvez anticiper une pension d’environ 2 500 € à la retraite. La moitié de vos revenus actuels, pour le même niveau de charges, les mêmes habitudes de vie, et souvent davantage de temps libre à financer.

Pour les travailleurs non-salariés et les dirigeants, la situation est encore plus préoccupante. Le régime obligatoire des TNS offre une couverture nettement inférieure à celle des salariés, et la retraite complémentaire y est quasi inexistante sans démarche volontaire. Beaucoup de chefs d’entreprise découvrent cette réalité trop tard, souvent à l’approche de la cinquantaine, quand les marges de manœuvre se sont considérablement réduites.

Ce constat n’est pas fait pour alarmer, mais pour poser les bases d’une réflexion lucide. Plus vous commencez tôt, plus les efforts à fournir sont modestes. L’effet des intérêts composés fait des miracles sur le long terme à condition de lui laisser le temps de travailler.

À quel âge commencer à épargner pour la retraite ?

Ce que votre âge change vraiment à votre stratégie

La réponse courte est : le plus tôt possible. Mais la réponse utile est plus nuancée.

Si vous avez la trentaine, vous disposez d’un horizon de placement exceptionnel. Chaque euro épargné aujourd’hui a plusieurs décennies pour fructifier, ce qui signifie que vous pouvez vous permettre d’investir sur des supports dynamiques, accepter une part de volatilité, et laisser les marchés faire leur travail sur la durée. Un effort mensuel modeste à 30 ans produit souvent un capital bien supérieur à un effort beaucoup plus important commencé à 50 ans.

Si vous avez la quarantaine, vous êtes dans ce que l’on appelle la fenêtre d’optimisation fiscale. C’est l’âge où les revenus sont souvent à leur pic, où la tranche marginale d’imposition est la plus élevée, et donc où les dispositifs d’épargne retraite déductibles comme le Plan Épargne Retraite produisent leur plein effet. C’est le bon moment pour accélérer, diversifier, et commencer à structurer sérieusement votre stratégie.

Si vous approchez de la cinquantaine ou avez dépassé 55 ans, il ne s’agit plus de construire mais d’optimiser. Les leviers sont différents arbitrage entre sortie en capital et rente, utilisation des abattements fiscaux, préparation de la transmission mais ils existent et peuvent faire une réelle différence sur votre niveau de vie futur.

Les solutions d’épargne retraite disponibles en 2026

Le Plan Épargne Retraite (PER) individuel : le produit de référence

Depuis sa création par la loi PACTE en 2019, le PER individuel s’est imposé comme le produit de référence pour préparer sa retraite en France. Son principal attrait est fiscal : les versements que vous effectuez sont déductibles de votre revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel. Pour un cadre dont la tranche marginale d’imposition est à 30 ou 41 %, cela revient à faire financer une partie de son épargne retraite par l’État.

Concrètement, si vous versez 5 000 € sur votre PER et que vous êtes imposé à 30 %, votre économie d’impôt est de 1 500 €. Votre effort d’épargne réel n’est donc que de 3 500 €. Plus votre tranche marginale est élevée, plus l’avantage est significatif.

À la retraite, vous pouvez récupérer votre épargne sous forme de capital, de rente viagère, ou d’une combinaison des deux. La fiscalité s’applique alors sur les sommes perçues, mais dans un contexte où vos revenus et donc votre imposition sont généralement plus faibles qu’en activité.

L’assurance vie : la solution complémentaire indispensable

L’assurance vie est souvent présentée comme un outil de transmission, ce qu’elle est indéniablement. Mais c’est aussi un excellent véhicule d’épargne retraite, pour une raison simple : la flexibilité. Contrairement au PER, votre argent n’est jamais bloqué. Vous pouvez effectuer des rachats partiels à tout moment, sans avoir à justifier d’un événement particulier.

Après huit ans de détention, la fiscalité sur les gains devient particulièrement avantageuse, avec un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple marié. C’est ce qui permet de se constituer un complément de revenus à la retraite dans des conditions fiscales très favorables.

L’assurance vie et le PER ne sont pas concurrents ils sont complémentaires. Le PER est plus efficace fiscalement à l’entrée, notamment pour les hauts revenus. L’assurance vie est plus souple et plus efficace pour la transmission. La plupart des stratégies patrimoniales bien construites intègrent les deux.

Le PEE et le PERCO : un levier trop souvent ignoré par les salariés

Si vous êtes salarié d’une entreprise qui propose un Plan d’Épargne Entreprise ou un Plan d’Épargne Retraite Collectif, vous disposez d’un levier supplémentaire souvent sous-utilisé. L’abondement de l’employeur c’est-à-dire la contribution que votre entreprise ajoute à vos versements représente un rendement immédiat sur votre épargne qu’aucun autre placement ne peut égaler. Ne pas en profiter, c’est laisser de l’argent sur la table.

Les solutions spécifiques aux dirigeants et travailleurs non-salariés

Pour les gérants majoritaires de SARL et les travailleurs non-salariés, le contrat Madelin permet de déduire les cotisations retraite du revenu professionnel, avec des plafonds de déduction plus élevés que pour les salariés. Pour les présidents de SAS assimilés salariés, le PER individuel reste le véhicule le plus adapté, éventuellement complété par un article 83 mis en place au niveau de l’entreprise. La holding patrimoniale offre quant à elle des possibilités supplémentaires de capitalisation des dividendes dans un cadre fiscal optimisé.

Comment choisir entre les différents dispositifs ?

Trois paramètres qui déterminent la bonne stratégie pour vous

Le choix du bon dispositif dépend de trois paramètres principaux : votre statut professionnel, votre tranche marginale d’imposition, et votre horizon de placement.

Si vous êtes fortement imposé à 30 % ou plus et que vous n’avez pas besoin de liquidités immédiates, le PER est presque toujours la priorité. La déduction fiscale à l’entrée est trop avantageuse pour être ignorée. En revanche, si votre imposition est faible ou si vous avez besoin de conserver un accès à votre épargne, l’assurance vie sera souvent plus adaptée.

Pour les dirigeants et les TNS, la question de la rémunération salaire versus dividendes a un impact direct sur les plafonds de déduction disponibles. Un arbitrage mal pensé peut vous faire perdre des milliers d’euros d’avantage fiscal chaque année sans même vous en rendre compte. C’est l’une des raisons pour lesquelles un bilan patrimonial réalisé avec un professionnel est souvent rentabilisé très rapidement.

Les erreurs à éviter dans la préparation de sa retraite

Ce que font la plupart des gens et qui leur coûte cher

La première erreur, et de loin la plus coûteuse, est de ne rien faire. L’inaction a un prix réel, même si ce prix n’est visible qu’au moment où il est trop tard pour agir différemment. Chaque année sans épargne retraite est une année de capitalisation perdue.

La deuxième erreur est de concentrer tout son patrimoine dans sa résidence principale. Beaucoup de Français considèrent que leur maison constitue leur retraite. C’est une illusion confortable mais dangereuse : un bien immobilier ne génère pas de revenus si vous y habitez, et le vendre à la retraite implique de se reloger dans des conditions souvent complexes.

La troisième erreur est de ne pas diversifier. Tout miser sur un seul produit même le PER, même l’assurance vie c’est s’exposer à des risques inutiles. Une stratégie retraite solide repose sur plusieurs piliers qui se complètent et se renforcent mutuellement.

La quatrième erreur, spécifique aux dirigeants, est de compter sur la vente de son entreprise pour financer sa retraite. La cession n’est jamais certaine, rarement au prix espéré, et souvent moins bien optimisée fiscalement qu’elle ne pourrait l’être faute d’anticipation suffisante.

Faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine

Le rôle du CGP dans votre stratégie retraite

Un conseiller en gestion de patrimoine n’est pas un vendeur de produits financiers. Son rôle est de comprendre votre situation globale vos revenus, votre patrimoine, votre situation familiale, vos objectifs et de construire avec vous une stratégie cohérente qui optimise chaque levier disponible.

En matière de retraite, cela se traduit concrètement par un bilan de vos droits actuels, une projection de votre future pension, une évaluation de l’écart à combler, et une recommandation sur les dispositifs les mieux adaptés à votre profil. Ce travail, réalisé sérieusement, prend quelques heures mais peut avoir un impact considérable sur votre niveau de vie futur.

DPA Patrimoine vous accompagne dans vos projets

Chez DPA Patrimoine, nous accompagnons les particuliers et les chefs d’entreprise dans la construction de leur stratégie retraite. Chaque situation est différente, et c’est précisément pour cela que nous commençons toujours par un entretien d’analyse approfondie avant de formuler la moindre recommandation. Si vous souhaitez faire le point sur votre situation, nous sommes à votre disposition pour un premier rendez-vous sans engagement.

Foire aux questions 

À quel âge faut-il commencer à préparer sa retraite ?

Il n’existe pas d’âge idéal universel, mais une règle s’impose : plus tôt vous commencez, moins l’effort est important. À 30 ans, un versement mensuel modeste peut produire un capital considérable grâce aux intérêts composés. À 50 ans, le même objectif nécessitera un effort deux à trois fois supérieur. Cela dit, il n’est jamais trop tard pour agir les dispositifs disponibles en 2025 offrent des leviers efficaces à tous les âges, y compris à l’approche de la retraite.

Combien vais-je toucher à la retraite ?

Cela dépend de votre statut, de votre carrière et de vos revenus. Pour un cadre du secteur privé, le taux de remplacement moyen tourne autour de 50 % du dernier salaire. Concrètement, si vous gagnez 5 000 € nets aujourd’hui, anticipez une pension d’environ 2 500 €. Pour les travailleurs non-salariés et les dirigeants, ce taux est souvent inférieur, ce qui rend la préparation encore plus urgente. Un bilan retraite personnalisé réalisé avec un conseiller vous donnera une projection précise basée sur votre situation réelle.

Quelle est la différence entre le PER et l'assurance vie pour préparer sa retraite ?

Les deux produits sont complémentaires et non concurrents. Le PER est plus efficace fiscalement à l’entrée vos versements sont déductibles de votre revenu imposable, ce qui génère une économie d’impôt immédiate. L’assurance vie est plus souple votre argent reste disponible à tout moment et plus efficace pour la transmission de votre patrimoine. La stratégie optimale consiste généralement à combiner les deux en fonction de votre tranche d’imposition et de vos objectifs.

Le PER est-il vraiment intéressant si je suis peu imposé ?

Moins vous êtes imposé, moins l’avantage fiscal du PER est significatif à l’entrée. Si votre tranche marginale d’imposition est de 11 % ou moins, d’autres solutions comme l’assurance vie ou le PEE seront souvent plus adaptées. En revanche, dès que vous atteignez la tranche à 30 %, le PER devient très attractif. C’est précisément pourquoi il est important d’analyser votre situation fiscale avant de choisir un dispositif plutôt qu’un autre.

Nous contacter 

Vous souhaitez faire le point sur votre assurance vie et votre stratégie de transmission ? DPA Patrimoine vous propose un premier entretien gratuit et sans engagement.

→ Prendre rendez-vous