Le PER : fonctionnement, avantages et fiscalité en 2026

Le PER : fonctionnement, avantages et fiscalité en 2026

Le Plan Épargne Retraite (PER) : fonctionnement, avantages et fiscalité en 2026

Le produit d’épargne retraite qui a tout simplifié et que beaucoup utilisent encore mal

Depuis sa création par la loi PACTE en 2019, le Plan Épargne Retraite s’est imposé comme le produit de référence pour préparer sa retraite en France. En quelques années, il a remplacé une dizaine de dispositifs disparates PERP, Madelin, article 83, PERCO et attiré des dizaines de milliards d’euros d’épargne. Pourtant, malgré sa popularité croissante, beaucoup de ceux qui en détiennent un ne comprennent pas vraiment comment il fonctionne, ne savent pas s’ils optimisent leur déduction fiscale, et n’ont jamais réfléchi à la façon dont ils vont en sortir à la retraite.

Cet article est fait pour corriger ça. Nous allons vous expliquer exactement comment fonctionne le PER, pourquoi il est si avantageux fiscalement, quelles sont ses limites, et comment l’utiliser intelligemment dans le cadre d’une stratégie patrimoniale globale.

Qu’est-ce que le Plan Épargne Retraite ?

La loi PACTE 2019 et la création du PER

Avant 2019, l’épargne retraite en France était un maquis de produits incompréhensibles. Le PERP pour les salariés, le Madelin pour les travailleurs non-salariés, l’article 83 pour les salariés dont l’entreprise avait mis en place un régime collectif, le PERCO pour l’épargne salariale retraite chacun avec ses propres règles, ses propres plafonds, ses propres conditions de sortie. Un dirigeant qui changeait de statut se retrouvait avec plusieurs contrats épars, impossibles à transférer d’un dispositif à l’autre.

La loi PACTE a tout unifié sous une seule enveloppe : le PER. Il existe désormais en trois formes le PER individuel, ouvert librement par toute personne physique auprès d’un assureur ou d’une banque ; le PER collectif, mis en place par l’entreprise au bénéfice de ses salariés avec un éventuel abondement employeur ; et le PER obligatoire, également proposé par l’entreprise mais avec des versements contraints pour certaines catégories de salariés. Ces trois compartiments peuvent coexister au sein d’un même contrat, et les droits acquis sur les anciens produits ont pu être transférés sur le nouveau PER.

Qui peut ouvrir un PER ?

Toute personne physique résidente fiscale française peut ouvrir un PER individuel, sans condition d’âge, de statut ou de niveau de revenus. Salariés, travailleurs non-salariés, dirigeants, fonctionnaires, demandeurs d’emploi, retraités tout le monde peut souscrire. Il n’existe pas non plus de plafond de versement vous pouvez verser autant que vous le souhaitez, même si l’avantage fiscal est lui plafonné.

Comment fonctionne la déduction fiscale du PER ?

Le mécanisme central qui change tout

 

C’est le cœur de l’attrait du PER, et ce qui le distingue fondamentalement de l’assurance vie. Les versements volontaires que vous effectuez sur votre PER sont déductibles de votre revenu imposable c’est-à-dire qu’ils viennent directement réduire la base sur laquelle votre impôt sur le revenu est calculé. Concrètement, si vous versez 5 000 € sur votre PER dans l’année, votre revenu imposable diminue de 5 000 €. L’économie d’impôt réalisée est donc directement proportionnelle à votre tranche marginale d’imposition.

Pour un contribuable à la tranche marginale de 30 %, un versement de 5 000 € génère une économie d’impôt de 1 500 €. Son effort d’épargne réel n’est donc que de 3 500 €. Pour un contribuable à la tranche de 41 %, la même somme génère 2 050 € d’économie soit un effort réel de seulement 2 950 €. C’est l’État qui cofinance une partie de votre épargne retraite. Plus votre tranche marginale est élevée, plus cet avantage est significatif ce qui fait du PER un outil particulièrement puissant pour les cadres supérieurs, les dirigeants et les professions libérales.

Le plafond annuel de déduction

La déduction fiscale n’est pas illimitée elle est encadrée par un plafond annuel. Pour un salarié, ce plafond correspond à 10 % de la rémunération nette imposable de l’année précédente, dans la limite de huit fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale. Pour un travailleur non-salarié, le plafond est nettement plus généreux il intègre également une fraction du bénéfice imposable, ce qui permet des déductions potentiellement bien supérieures à celles d’un salarié au même niveau de revenus.

Une mécanique particulièrement intéressante permet de rattraper les plafonds non utilisés des trois années précédentes. Si vous n’avez pas versé sur votre PER pendant plusieurs années, vous pouvez effectuer un versement important en une seule fois pour rattraper ces années sans alimentation et déduire une somme bien supérieure au plafond de l’année en cours. Cette possibilité est particulièrement utile lors d’une année de revenus exceptionnels cession d’entreprise, prime importante, héritage — où l’optimisation fiscale est un enjeu majeur.

Exemple concret : combien économise-t-on sur ses impôts ?

Prenons deux profils types pour illustrer concrètement l’avantage fiscal. Un cadre supérieur avec une rémunération nette de 80 000 € par an, imposé à 41 %, verse 8 000 € sur son PER. Son économie d’impôt est de 3 280 €. Son effort d’épargne réel n’est que de 4 720 €. Pour un travailleur non-salarié avec un bénéfice de 120 000 €, le plafond de déduction peut atteindre 32 000 € ou plus. S’il verse 20 000 € sur son PER Madelin avec une TMI à 41 %, son économie fiscale est de 8 200 €. Ces chiffres illustrent pourquoi le PER est souvent décrit comme « le seul placement où l’État vous donne de l’argent immédiatement ».

Les supports d’investissement disponibles dans un PER

Le fonds en euros : sécurité mais rendement limité

Le fonds en euros est le support garanti du PER. Votre capital y est protégé vous ne pouvez pas perdre les sommes investies mais en contrepartie, le rendement est modeste, généralement entre 2 et 3 % par an selon les contrats. C’est un support adapté à l’approche de la retraite, lorsque la préservation du capital devient prioritaire sur la recherche de performance.

Les unités de compte : potentiel de performance sur le long terme

Les unités de compte sont des supports investis sur les marchés financiers, immobiliers ou alternatifs actions, obligations, SCPI, fonds diversifiés. Leur valeur fluctue et votre capital n’est pas garanti, mais leur potentiel de rendement sur le long terme est nettement supérieur à celui du fonds en euros. Pour un épargnant qui a vingt ou trente ans devant lui avant la retraite, les unités de compte sont presque toujours la meilleure option pour maximiser le capital accumulé.

La gestion pilotée horizon retraite

La gestion pilotée est une option proposée par la quasi-totalité des PER. Elle ajuste automatiquement la répartition entre fonds en euros et unités de compte en fonction de votre horizon de retraite dynamique lorsque vous êtes jeune pour maximiser la performance, progressivement sécurisée à mesure que vous approchez de l’échéance. C’est la solution idéale pour ceux qui ne souhaitent pas gérer activement leur allocation et préfèrent déléguer cette décision à des professionnels.

Comment débloquer son PER ?

La sortie à la retraite : capital, rente ou combinaison des deux

À l’âge de la retraite, vous avez le choix entre trois options pour récupérer votre épargne. La sortie en capital vous permet de récupérer tout ou partie de votre épargne en une ou plusieurs fois, avec une totale liberté d’utilisation. La sortie en rente viagère vous garantit un revenu régulier à vie, ce qui est rassurant si vous craignez de survivre à votre capital. La combinaison des deux une partie en capital, une partie en rente est souvent la solution la plus équilibrée pour concilier liberté et sécurité.

La fiscalité à la sortie dépend de la nature des versements. Les sommes issues de versements volontaires ayant bénéficié de la déduction fiscale à l’entrée sont imposées à l’impôt sur le revenu lors du déblocage — mais dans un contexte où vos revenus sont généralement plus faibles qu’en activité, ce qui limite l’impact réel de cette imposition. Les gains générés par le contrat sont soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 % et à la flat tax de 12,8 %.

Les cas de déblocage anticipé autorisés par la loi

Le PER est conçu pour être bloqué jusqu’à la retraite, mais la loi prévoit six cas de déblocage anticipé. L’achat de la résidence principale est le plus connu et le plus utilisé — il permet de récupérer tout ou partie de son épargne avant l’échéance pour financer l’acquisition de son logement principal. Les cinq autres cas sont l’invalidité du titulaire, de son conjoint ou de ses enfants, le décès du conjoint ou du partenaire de PACS, le surendettement constaté par la commission compétente, l’expiration des droits à l’assurance chômage, et la cessation d’activité non salariée suite à une liquidation judiciaire. Dans chacun de ces cas, la fiscalité applicable mérite d’être analysée avec soin avant de prendre une décision.

PER ou assurance vie : comment choisir ?

Deux produits complémentaires, pas concurrents

C’est la question que posent le plus souvent nos clients, et la réponse est presque toujours la même : les deux. Le PER et l’assurance vie ne s’opposent pas ils répondent à des besoins différents et se complètent naturellement dans une stratégie patrimoniale bien construite.

Le PER est plus efficace fiscalement à l’entrée. Si vous êtes fortement imposé, la déduction immédiate de vos versements représente un avantage considérable que l’assurance vie ne peut pas offrir. En revanche, l’assurance vie conserve deux avantages décisifs : la disponibilité de l’épargne à tout moment sans justification, et l’efficacité en matière de transmission les capitaux versés à vos bénéficiaires au décès échappent en grande partie aux droits de succession, ce que le PER ne permet pas dans les mêmes conditions.

La stratégie que nous recommandons le plus souvent consiste à alimenter le PER en priorité tant que la déduction fiscale est significative, et à alimenter l’assurance vie en parallèle pour conserver une épargne disponible et optimiser la transmission. Le bon équilibre entre les deux dépend de votre situation personnelle, de votre tranche d’imposition et de vos objectifs à long terme.

Comment ouvrir un PER adapté à votre situation ?

Les critères pour bien choisir son contrat

Tous les PER ne se valent pas. Les critères essentiels à examiner avant de souscrire sont les frais de gestion qui peuvent varier significativement d’un contrat à l’autre et impacter fortement le rendement sur le long terme la diversité des supports d’investissement disponibles, la qualité de la gestion pilotée proposée, et les conditions de sortie. Un PER avec des frais de gestion de 1,5 % par an produira sur vingt ans un capital significativement inférieur à un contrat avec des frais de 0,5 % pour un même niveau de versements et de performances brutes.

Chez DPA Patrimoine, nous sélectionnons les contrats PER les mieux adaptés à chaque profil parmi un panel de solutions indépendantes sans conflit d’intérêt avec un établissement bancaire particulier. Nous vous accompagnons ensuite dans la durée : révision annuelle de la stratégie de versements, arbitrages en fonction de l’évolution de votre situation, et préparation de la sortie plusieurs années à l’avance pour en optimiser la fiscalité.

Foire aux questions 

Quelle est la différence entre un PER individuel, un PER collectif et un PER obligatoire ?

Le PER individuel est ouvert librement par toute personne physique auprès d’un assureur ou d’une banque, sans lien avec un employeur. C’est le plus accessible et le plus courant. Le PER collectif est mis en place par l’entreprise au bénéfice de l’ensemble de ses salariés — il peut être alimenté par des versements volontaires, mais aussi par l’intéressement, la participation et l’abondement de l’employeur. Le PER obligatoire est également proposé par l’entreprise, mais les versements y sont contraints pour certaines catégories de salariés définies par accord d’entreprise. Ces trois compartiments peuvent coexister au sein d’un même contrat, et les droits acquis sur les anciens produits — PERP, Madelin, article 83 — ont pu être transférés vers le PER.

Le PER est-il intéressant si je suis peu imposé ?

Moins vous êtes imposé, moins l’avantage fiscal du PER à l’entrée est significatif. Si votre tranche marginale d’imposition est à 11 % ou moins, d’autres solutions comme l’assurance vie ou le PEE seront souvent plus adaptées — l’économie fiscale immédiate est trop faible pour justifier le blocage de l’épargne jusqu’à la retraite. En revanche, dès que vous atteignez la tranche à 30 %, le PER devient très attractif. Et pour les tranches à 41 % ou 45 %, il est presque toujours prioritaire dans une stratégie d’épargne retraite bien construite.

Peut-on verser sur son PER en une seule fois ou faut-il verser régulièrement ?

Les deux sont possibles. Il n’existe aucune contrainte de régularité ou de montant minimum sur un PER individuel. Vous pouvez verser régulièrement — chaque mois, chaque trimestre — ou effectuer des versements ponctuels selon vos disponibilités. En pratique, les versements réguliers permettent de lisser le risque en investissant progressivement sur les marchés — ce qu’on appelle l’investissement progressif. Les versements ponctuels sont particulièrement utiles en fin d’année, lorsque vous connaissez précisément votre revenu imposable et pouvez calculer le montant exact à verser pour optimiser votre déduction fiscale.

Que se passe-t-il si je décède avant d'avoir liquidé mon PER ?

En cas de décès avant la retraite, le PER entre dans la succession du titulaire — contrairement à l’assurance vie qui permet une transmission hors succession. Le capital accumulé est transmis aux héritiers légaux ou aux bénéficiaires désignés, selon les conditions définies dans le contrat. La fiscalité applicable dépend de l’âge du titulaire au moment du décès. Si le décès survient avant 70 ans, les sommes sont soumises au régime de l’assurance vie — avec l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans. Si le décès survient après 70 ans, les règles sont moins favorables. C’est un point important à connaître pour bien coordonner PER et assurance vie dans une stratégie de transmission.

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Guide complet : préparer sa retraite en 2026

Guide complet : préparer sa retraite en 2026

Guide complet : préparer sa retraite en 2026

Préparer sa retraite est l’une de ces décisions que l’on remet volontiers à plus tard. On se dit qu’on a le temps, que les choses s’arrangeront, que l’on verra ça dans quelques années. Et puis les années passent, et l’on réalise souvent trop tard que chaque année perdue a un coût réel parfois très élevé. En 2025, avec un système de retraite par répartition sous tension et un taux de remplacement qui ne cesse de se dégrader, anticiper n’est plus une option : c’est une nécessité.

Ce guide a été conçu pour vous donner une vue d’ensemble claire et honnête de ce qui vous attend à la retraite, des solutions disponibles pour y faire face, et des erreurs à éviter pour ne pas gâcher des années d’effort. Que vous ayez 35 ans ou 55 ans, il n’est jamais trop tôt ni jamais trop tard pour agir intelligemment.

Pourquoi préparer sa retraite dès maintenant ?

La réalité des chiffres que personne ne vous dit clairement

La question peut sembler rhétorique, mais elle mérite une réponse chiffrée. En France, le taux de remplacement moyen c’est-à-dire le rapport entre votre dernière pension et votre dernier salaire tourne autour de 50 % pour un cadre du secteur privé. Concrètement, si vous gagnez 5 000 € nets par mois aujourd’hui, vous pouvez anticiper une pension d’environ 2 500 € à la retraite. La moitié de vos revenus actuels, pour le même niveau de charges, les mêmes habitudes de vie, et souvent davantage de temps libre à financer.

Pour les travailleurs non-salariés et les dirigeants, la situation est encore plus préoccupante. Le régime obligatoire des TNS offre une couverture nettement inférieure à celle des salariés, et la retraite complémentaire y est quasi inexistante sans démarche volontaire. Beaucoup de chefs d’entreprise découvrent cette réalité trop tard, souvent à l’approche de la cinquantaine, quand les marges de manœuvre se sont considérablement réduites.

Ce constat n’est pas fait pour alarmer, mais pour poser les bases d’une réflexion lucide. Plus vous commencez tôt, plus les efforts à fournir sont modestes. L’effet des intérêts composés fait des miracles sur le long terme à condition de lui laisser le temps de travailler.

À quel âge commencer à épargner pour la retraite ?

Ce que votre âge change vraiment à votre stratégie

La réponse courte est : le plus tôt possible. Mais la réponse utile est plus nuancée.

Si vous avez la trentaine, vous disposez d’un horizon de placement exceptionnel. Chaque euro épargné aujourd’hui a plusieurs décennies pour fructifier, ce qui signifie que vous pouvez vous permettre d’investir sur des supports dynamiques, accepter une part de volatilité, et laisser les marchés faire leur travail sur la durée. Un effort mensuel modeste à 30 ans produit souvent un capital bien supérieur à un effort beaucoup plus important commencé à 50 ans.

Si vous avez la quarantaine, vous êtes dans ce que l’on appelle la fenêtre d’optimisation fiscale. C’est l’âge où les revenus sont souvent à leur pic, où la tranche marginale d’imposition est la plus élevée, et donc où les dispositifs d’épargne retraite déductibles comme le Plan Épargne Retraite produisent leur plein effet. C’est le bon moment pour accélérer, diversifier, et commencer à structurer sérieusement votre stratégie.

Si vous approchez de la cinquantaine ou avez dépassé 55 ans, il ne s’agit plus de construire mais d’optimiser. Les leviers sont différents arbitrage entre sortie en capital et rente, utilisation des abattements fiscaux, préparation de la transmission mais ils existent et peuvent faire une réelle différence sur votre niveau de vie futur.

Les solutions d’épargne retraite disponibles en 2026

Le Plan Épargne Retraite (PER) individuel : le produit de référence

Depuis sa création par la loi PACTE en 2019, le PER individuel s’est imposé comme le produit de référence pour préparer sa retraite en France. Son principal attrait est fiscal : les versements que vous effectuez sont déductibles de votre revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel. Pour un cadre dont la tranche marginale d’imposition est à 30 ou 41 %, cela revient à faire financer une partie de son épargne retraite par l’État.

Concrètement, si vous versez 5 000 € sur votre PER et que vous êtes imposé à 30 %, votre économie d’impôt est de 1 500 €. Votre effort d’épargne réel n’est donc que de 3 500 €. Plus votre tranche marginale est élevée, plus l’avantage est significatif.

À la retraite, vous pouvez récupérer votre épargne sous forme de capital, de rente viagère, ou d’une combinaison des deux. La fiscalité s’applique alors sur les sommes perçues, mais dans un contexte où vos revenus et donc votre imposition sont généralement plus faibles qu’en activité.

L’assurance vie : la solution complémentaire indispensable

L’assurance vie est souvent présentée comme un outil de transmission, ce qu’elle est indéniablement. Mais c’est aussi un excellent véhicule d’épargne retraite, pour une raison simple : la flexibilité. Contrairement au PER, votre argent n’est jamais bloqué. Vous pouvez effectuer des rachats partiels à tout moment, sans avoir à justifier d’un événement particulier.

Après huit ans de détention, la fiscalité sur les gains devient particulièrement avantageuse, avec un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple marié. C’est ce qui permet de se constituer un complément de revenus à la retraite dans des conditions fiscales très favorables.

L’assurance vie et le PER ne sont pas concurrents ils sont complémentaires. Le PER est plus efficace fiscalement à l’entrée, notamment pour les hauts revenus. L’assurance vie est plus souple et plus efficace pour la transmission. La plupart des stratégies patrimoniales bien construites intègrent les deux.

Le PEE et le PERCO : un levier trop souvent ignoré par les salariés

Si vous êtes salarié d’une entreprise qui propose un Plan d’Épargne Entreprise ou un Plan d’Épargne Retraite Collectif, vous disposez d’un levier supplémentaire souvent sous-utilisé. L’abondement de l’employeur c’est-à-dire la contribution que votre entreprise ajoute à vos versements représente un rendement immédiat sur votre épargne qu’aucun autre placement ne peut égaler. Ne pas en profiter, c’est laisser de l’argent sur la table.

Les solutions spécifiques aux dirigeants et travailleurs non-salariés

Pour les gérants majoritaires de SARL et les travailleurs non-salariés, le contrat Madelin permet de déduire les cotisations retraite du revenu professionnel, avec des plafonds de déduction plus élevés que pour les salariés. Pour les présidents de SAS assimilés salariés, le PER individuel reste le véhicule le plus adapté, éventuellement complété par un article 83 mis en place au niveau de l’entreprise. La holding patrimoniale offre quant à elle des possibilités supplémentaires de capitalisation des dividendes dans un cadre fiscal optimisé.

Comment choisir entre les différents dispositifs ?

Trois paramètres qui déterminent la bonne stratégie pour vous

Le choix du bon dispositif dépend de trois paramètres principaux : votre statut professionnel, votre tranche marginale d’imposition, et votre horizon de placement.

Si vous êtes fortement imposé à 30 % ou plus et que vous n’avez pas besoin de liquidités immédiates, le PER est presque toujours la priorité. La déduction fiscale à l’entrée est trop avantageuse pour être ignorée. En revanche, si votre imposition est faible ou si vous avez besoin de conserver un accès à votre épargne, l’assurance vie sera souvent plus adaptée.

Pour les dirigeants et les TNS, la question de la rémunération salaire versus dividendes a un impact direct sur les plafonds de déduction disponibles. Un arbitrage mal pensé peut vous faire perdre des milliers d’euros d’avantage fiscal chaque année sans même vous en rendre compte. C’est l’une des raisons pour lesquelles un bilan patrimonial réalisé avec un professionnel est souvent rentabilisé très rapidement.

Les erreurs à éviter dans la préparation de sa retraite

Ce que font la plupart des gens et qui leur coûte cher

La première erreur, et de loin la plus coûteuse, est de ne rien faire. L’inaction a un prix réel, même si ce prix n’est visible qu’au moment où il est trop tard pour agir différemment. Chaque année sans épargne retraite est une année de capitalisation perdue.

La deuxième erreur est de concentrer tout son patrimoine dans sa résidence principale. Beaucoup de Français considèrent que leur maison constitue leur retraite. C’est une illusion confortable mais dangereuse : un bien immobilier ne génère pas de revenus si vous y habitez, et le vendre à la retraite implique de se reloger dans des conditions souvent complexes.

La troisième erreur est de ne pas diversifier. Tout miser sur un seul produit même le PER, même l’assurance vie c’est s’exposer à des risques inutiles. Une stratégie retraite solide repose sur plusieurs piliers qui se complètent et se renforcent mutuellement.

La quatrième erreur, spécifique aux dirigeants, est de compter sur la vente de son entreprise pour financer sa retraite. La cession n’est jamais certaine, rarement au prix espéré, et souvent moins bien optimisée fiscalement qu’elle ne pourrait l’être faute d’anticipation suffisante.

Faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine

Le rôle du CGP dans votre stratégie retraite

Un conseiller en gestion de patrimoine n’est pas un vendeur de produits financiers. Son rôle est de comprendre votre situation globale vos revenus, votre patrimoine, votre situation familiale, vos objectifs et de construire avec vous une stratégie cohérente qui optimise chaque levier disponible.

En matière de retraite, cela se traduit concrètement par un bilan de vos droits actuels, une projection de votre future pension, une évaluation de l’écart à combler, et une recommandation sur les dispositifs les mieux adaptés à votre profil. Ce travail, réalisé sérieusement, prend quelques heures mais peut avoir un impact considérable sur votre niveau de vie futur.

DPA Patrimoine vous accompagne dans vos projets

Chez DPA Patrimoine, nous accompagnons les particuliers et les chefs d’entreprise dans la construction de leur stratégie retraite. Chaque situation est différente, et c’est précisément pour cela que nous commençons toujours par un entretien d’analyse approfondie avant de formuler la moindre recommandation. Si vous souhaitez faire le point sur votre situation, nous sommes à votre disposition pour un premier rendez-vous sans engagement.

Foire aux questions 

À quel âge faut-il commencer à préparer sa retraite ?

Il n’existe pas d’âge idéal universel, mais une règle s’impose : plus tôt vous commencez, moins l’effort est important. À 30 ans, un versement mensuel modeste peut produire un capital considérable grâce aux intérêts composés. À 50 ans, le même objectif nécessitera un effort deux à trois fois supérieur. Cela dit, il n’est jamais trop tard pour agir les dispositifs disponibles en 2025 offrent des leviers efficaces à tous les âges, y compris à l’approche de la retraite.

Combien vais-je toucher à la retraite ?

Cela dépend de votre statut, de votre carrière et de vos revenus. Pour un cadre du secteur privé, le taux de remplacement moyen tourne autour de 50 % du dernier salaire. Concrètement, si vous gagnez 5 000 € nets aujourd’hui, anticipez une pension d’environ 2 500 €. Pour les travailleurs non-salariés et les dirigeants, ce taux est souvent inférieur, ce qui rend la préparation encore plus urgente. Un bilan retraite personnalisé réalisé avec un conseiller vous donnera une projection précise basée sur votre situation réelle.

Quelle est la différence entre le PER et l'assurance vie pour préparer sa retraite ?

Les deux produits sont complémentaires et non concurrents. Le PER est plus efficace fiscalement à l’entrée vos versements sont déductibles de votre revenu imposable, ce qui génère une économie d’impôt immédiate. L’assurance vie est plus souple votre argent reste disponible à tout moment et plus efficace pour la transmission de votre patrimoine. La stratégie optimale consiste généralement à combiner les deux en fonction de votre tranche d’imposition et de vos objectifs.

Le PER est-il vraiment intéressant si je suis peu imposé ?

Moins vous êtes imposé, moins l’avantage fiscal du PER est significatif à l’entrée. Si votre tranche marginale d’imposition est de 11 % ou moins, d’autres solutions comme l’assurance vie ou le PEE seront souvent plus adaptées. En revanche, dès que vous atteignez la tranche à 30 %, le PER devient très attractif. C’est précisément pourquoi il est important d’analyser votre situation fiscale avant de choisir un dispositif plutôt qu’un autre.

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